Conte illustré · 44 chapitres, 44 illustrations

Il y avait une fois un garçon qui n'aimait pas finir.

Un conte pour les enfants qui laissent tout à moitié — et pour les adultes qui reconnaissent, en le lisant, un livre commencé il y a des années.

Ce qui se termine doucement nous tient longtemps.

Recevoir le coffret Entrer dans l'atelier PDF + EPUB · 29,99 €
Couverture du conte : un coffret en bois fermé posé sur un établi, un chat gris qui le contemple dans un rai de lumière dorée.
Pour qui
Enfants de 5 à 10 ans, et ceux qui lisent à voix haute
Format
Ebook illustré — PDF + EPUB
Longueur
44 chapitres, 44 illustrations, 4 comptines
Livraison
Immédiate, par email

Vous avez déjà…

ramassé un dessin arrêté à la moitié, une histoire lue jusqu'au milieu, un puzzle qui attend encore sa pièce sur la table ?

entendu, dans votre propre voix, ce petit mot qui referme : « tu finiras plus tard » ?

pensé à ce livre — celui que vous avez commencé il y a des années et que vous n'avez jamais terminé ?

Si quelque chose, en vous, vient de répondre oui — vous êtes exactement à l'endroit où il faut. Ce conte parle de ces choses-là. Sans jamais faire la leçon. Il raconte.

Ce que ce conte ne fera pas

Ce conte ne fera pas finir votre enfant ce soir.

Pas de méthode. Pas de tableau de récompenses. Pas de promesse. Il ne vous demandera pas d'être plus ferme. Ni plus patient. Ni plus rien du tout.

Il raconte un été. Un garçon qui ne finit jamais rien, une grand-tante ébéniste, un petit coffret de cèdre à finir en une seule chose — et un tiroir laissé ouvert depuis soixante ans.

Le soir où votre tête pense « ce n'est qu'une histoire », c'est précisément là que quelque chose bouge chez un enfant. Et parfois chez l'adulte qui lit à côté.

À la fin, il reste une comptine. Elle s'apprend en trois fois. Elle se garde toute une vie.

Un conte ne fait pas faire. Il fait sentir. Et c'est souvent le sentir qui met en mouvement.

L'histoire

Un été dans l'atelier
de Grand-tante Constance.

Le train s'en va loin, au bout du monde presque. Sur le quai, une femme regarde Silas longtemps, la tête un peu inclinée — comme on regarde un morceau de bois avant de savoir ce qu'on va en faire.

Chapitre 05

Constance sur le quai

« Elle ne l'a pas embrassé tout de suite. Elle l'a regardé longtemps, la tête un peu inclinée, comme on regarde un morceau de bois avant de savoir ce qu'on va en faire. Puis elle a pris son sac et elle a dit : Viens. »

Illustration : une vieille dame aux cheveux blancs attend sur le quai pavé d'une petite gare de pierre, au soleil couchant, sa valise à ses pieds.

Chapitre 08

L'atelier, sur le seuil

« Ça sentait bon. Ça sentait le bois coupé, la sciure fraîche, un peu de cire d'abeille, et quelque chose de plus doux encore, comme du miel ancien. La lumière entrait par une fenêtre haute, en biais, et faisait danser de la poussière dorée dans l'air. »

Illustration : l'atelier d'ébéniste, outils accrochés au mur, copeaux blonds au sol, un chat gris endormi dans un rayon de soleil.

Chapitre 30

Le cheveu de bois

« Silas, souvent, c'est un cheveu qui empêche une chose de se finir. Un cheveu qu'on n'a pas voulu enlever. Un cheveu qu'on a laissé grandir. Un cheveu qui, avec le temps, devient une corde. »

Illustration : un vieux rabot en bois d'où s'élèvent de gracieux copeaux dorés formant des volutes dans une lumière ambrée.

Et il y a les chapitres que nous gardons pour vous.

Celui où le tiroir se referme enfin — et où l'on entend un petit clic qui vaut soixante ans. Celui où la maman de Silas prend le coffret dans ses mains, un doigt sur les charnières de cuivre, et s'arrête avant de l'ouvrir — parce que ce coffret-là n'est pas le sien.

Et le dernier, à l'aube, où des mots lui viennent à la bouche sans qu'elle sache d'où ils viennent.

Cette phrase-là n'est pas sur cette page. C'est exprès.

La comptine de l'atelier

Un clou, un bois, un tour de main, et ce qu'on tient nous tient demain. Un souffle, un fil, un dernier geste, et ce qu'on ferme, en nous, reste.

Constance, en travaillant

On ne la donne pas tout de suite. Silas doit finir quelque chose d'abord. C'est tout le conte, en quatre lignes.

Deux lectures, le même livre

Deux personnes lisent les mêmes pages.

L'enfant lit

L'histoire d'un coffret. Le bruit de la scie qui fait chu chu chu. La sciure qui tombe comme une petite neige. Un chat gris qui ne parle pas et qui regarde. Et un clic à la toute fin, qui ferme parfaitement.

Vous lisez

Ce qui arrive quand on cesse de forcer. Ce que devient une chose qu'on a laissée en suspens. Pourquoi le goût vient rarement en premier. Et ce que ce « cheveu de bois » est, dans votre propre vie.

Il me plaît de penser que ce sont les mêmes pages, lues par deux personnes différentes, au même moment, sur le même canapé.

Pour qui

Ce conte est fait pour…

  • L'enfant de 5 à 10 ans qui laisse les choses à moitié, qui s'arrête au milieu, qui demande « à quoi ça sert de finir ? ».
  • L'enfant qui n'a pas d'atelier et qui n'en aura jamais. Le conte ne demande rien d'autre qu'un soir et une voix.
  • Le parent qui lit à voix haute et qui, sans le vouloir, s'entend écouter aussi.
  • Les grands-parents, qui reconnaîtront quelque chose d'eux-mêmes dans les mains de Constance.
  • Et l'adulte qui a, quelque part, sa propre chose inachevée — un livre, une pièce, une parole.

Temps de lecture : environ trois quarts d'heure d'un seul souffle. Ou quarante-quatre soirs, un chapitre à la fois.

Formats et livraison

Deux formats, un même téléchargement.

PDF

À lire, à imprimer

Format paginé, pensé pour la beauté et le confort de lecture. Les 44 illustrations en pleine page, à feuilleter ou à faire imprimer si vous voulez en faire un objet.

EPUB

Sur liseuse et tablette

Taille de texte ajustable, lecture confortable dans la pénombre du soir. Le même conte, dans votre poche, pour les soirs où l'on n'est pas chez soi.

Livraison

Immédiate

Téléchargement instantané après paiement, lien envoyé par email. PDF et EPUB dans le même achat. Vous choisissez où et comment vous lisez.

Il y a aussi une version à écouter

Pour la voiture. Pour le soir où votre voix n'est plus là. Pour les yeux fermés.

Le conte en musique

La narration enveloppée d'une nappe douce — piano et violoncelle, composée pour l'atelier. La musique s'incline quand la voix parle, puis remonte comme une lumière.

MP3 · 18 minutes

Recevoir le coffret

Une chose finie, à ouvrir ce soir.

Le coffret que Silas a fini

Conte illustré · 44 chapitres, 44 illustrations, 4 comptines

L'édition illustrée — PDFinclus
L'édition pour liseuse — EPUBinclus
Le conte en musique — MP3 18 min+ 19,99 €
Le conte, PDF + EPUB29,99 €

Paiement sécurisé · Téléchargement immédiat · Sans abonnement

Questions

Ce que vous vous demandez peut‑être.

Mon enfant ne finit jamais rien. Est-ce que ça va l'aider ?

Ce conte ne « marche » pas, et il se méfierait d'un livre qui le promet. Il raconte une histoire. Ce que votre enfant en fera lui appartient — mais les enfants reconnaissent vite, en Silas, quelque chose qui leur ressemble.

À partir de quel âge ?

Cinq ans, lu à voix haute. Sept ou huit ans pour lire seul, chapitre après chapitre : les phrases sont courtes et il y a beaucoup de dialogue.

Nous n'avons ni atelier ni jardin.

Le conte ne vous demande rien d'autre qu'un soir et une voix. L'atelier de Constance est un lieu d'histoire avant d'être un lieu réel.

Est-ce un livre sur le bricolage ?

Non. Aucune fiche technique, aucun calepin de mesures. C'est un conte sur ce qu'on finit, et sur ce qu'on finit par aimer quand personne ne nous y force.

Puis-je le lire sur ma liseuse ?

Oui. L'EPUB est livré avec le PDF, dans le même téléchargement, sans supplément.

Puis-je l'imprimer ?

Oui. Il a été conçu pour ça.

Y a-t-il une version à écouter ?

Oui : le conte en musique, 18 minutes, en MP3. Vous pouvez l'ajouter au moment de la commande, pour 19,99 € au lieu de 24,99 €.

Vous valez éternellement, inconditionnellement. C'est vous l'extraordinaire.

Avec tendresse,

Sèna

Le dernier geste garde tout